PIXELS FLEURIS

  • Toulouse (31) |Mars 2017 | 60 m²
  • Conception: Mylène Gaillard Paysagiste DPLG
  • Création en bref: Terrasse, gazon, massifs fleuris, bordures bois, grimpantes

Ce petit jardin était pour moitié utilisé par une grande dalle bétonnée; s’ajoutait à cela un brise vue haut et uni et un gazon délaissé. Le projet réaménage simplement le jardin en favorisant les surfaces engazonnées et végétalisées.

Une terrasse au cœur d’un jardin: L’idée est de passer d’une zone bétonnée disproportionnée à une terrasse au cœur d’un jardin. La dalle a été supprimée pour moitié et dallée sur l’autre. L’espace libre disponible pour la végétation est donc agrandi.

Des pixels fleuris: Des rectangles plantés se déclinent dans le jardin. Les massifs sont bordés de traverses de bois, créant un séparatif entre gazon et arbustes. Les essences privilégiées sont des arbustes et vivaces fleuries de jardin sec : cistes, sauges, perovskia, teucrium… se mélangent dans une harmonie de couleurs pastel.

Limites fleuries: Ces pixels sont agrémentés d’un volume végétal : grimpantes et arbustes hauts créent un filtre sur les brises vues, créant une atmosphère moins cloisonnée.

Fournisseurs: Bois : Parlons bois (82) / Pépinière : Engandou (31)

JEUX DE NIVEAUX

  • Bouloc (31) | Octobre 2014 | 500 m²
  • Conception: Mylène Gaillard Paysagiste DPLG
  • Création en bref: Rétention de terres, aménagements bois, terrasse, plantations d’arbustes et de vivaces, plantation d’arbre

Ce jardin se résumait en une simple pelouse en pente et un alignement d’arbres. Le but de l’aménagement est d’ouvrir le séjour sur ce jardin, que l’on quitte la terrasse béton qui fait le tour de la maison pour profiter d’un moment détente sous l’ombre du Robinier.

Aplanir la surface entre terrasse et jardin: Le jardin est en pente, la maison étant en point bas, la rue en point haut. L’aménagement consiste en la création d’un replat à partir de la maison qui se termine par une élévation de traverses de bois. Ainsi, un espace intime est créé où se dessine une petite terrasse ombragée à l’abris des regards. Le projet s’appuie sur l’alignement d’arbre existant en intégrant dans le massif arbustif le Robinier et le Palmier. Ce massif structure l’espace, les arbustes aujourd’hui de taille réduite seront dans quelques années de bonne taille et créeront un filtre opaque depuis la rue. Une végétation basse accompagne le mur de bois, fleurs et feuillages se retrouvent alors à hauteur d’homme, une diversité végétale a donc était privilégiée. Un Yucca et un Palmier étant présent sur le site, des arbustes à connotation exotique ont été plantés entre ces arbres: Acanthes, Agaves, Bananiers accompagnent ces végétaux déconnectés du paysage environnant.

Souligner la pente: Un coin potager est créé. L’idée est de mettre en avant la pente caractéristique de ce jardin. Ainsi, 4 dosses de bois mises à la verticale crées des jeux de niveaux et permettent d’accueillir les espaces cultivés. La conservation de bandes engazonnées entre les bandes cultivées permettent de souligner ces lignes de bois et aussi de faciliter la pratique du jardinage. Dans le même esprit des carrés potagers accueillent des citrouilles et autres cucurbitacées et un autre des fraisiers.

Adoucir les limites: Les limites de ce jardin sont peu esthétiques. L’idée est donc de créer un premier filtre entre la rue et le jardin avec la plantation d’une haie de charmille (Carpinus betulus), puis d’accompagner l’allée privée avec la plantation d’annuelles: Cosmos, Capucines, Tournesols égayent ce jardin pendant la période estivale. Enfin la haie de cupressus leylandii morte des voisins est accompagnée provisoirement par des grimpantes (passiflores et annuelles) en attendant une solution plus durable.

Casser la rigidité: Le jardin était très rigide et stérile. Les plantation se résumaient en deux alignements, un premier alignement d’arbustes (Altea) et un second d’arbres. L’idée a donc était d’atténuer cette rigueur de plantations: l’alignement d’altea a été supprimé, seul un sujet a été conservé et un arbre (Fraxinus angustifolia ‘raywood’) vient compléter les essences arborées et déstructurer l’alignement.